Retour sur un spectre !
COMAGUER
Molotov signe le pacte dit germano-soviétique, aussi appelé pacte MOLOTOV-RIBBENTROP, sous les yeux de Staline et sous le regard de Lénine
La fameuse citation de MARX sur le communisme résonne toujours aux oreilles des bourgeoisies occidentales.
Pourtant rien, ni dans l’organisation du pouvoir d’Etat, ni dans le régime socio politique, ni dans les rapports de classes, ne peut laisser le moindre doute sur l’existence d’une quelconque réalité socialiste dans la Russie contemporaine (ou, a fortiori, dans une des anciennes républiques socialistes.)
D’où peuvent donc provenir les manifestations d’inquiétude de ces mêmes bourgeoisies qui en viennent à légiférer pour chasser le spectre ? Car Il ne s’agit pas de vagues craintes nichées dans les tréfonds de la conscience bourgeoise mais d’actes politiques très concrets.
La plus récente de ces manifestations est un vote du Parlement européen qui a suscité en Russie même deux commentaires que nous reproduisons ci-après.
Que le Parlement européen soit mal élu ne fait de doute pour personne – les taux d’abstention aux dernières élections en fournissent la preuve -, qu’il n’exprime de ce fait que très incorrectement une « opinion publique européenne » qui n’existe que dans l’imagination enfiévrée des zélateurs de cette Union capitaliste inégalitaire et libre échangiste, ne l’empêche pas , bien au contraire , puisque les simples citoyens n’exercent qu’exceptionnellement un contrôle réel sur ses activités , d’exprimer les préoccupations idéologiques des diverses bourgeoisies régnantes.
Le premier (traduit par COMAGUER depuis sa version anglaise) émane du Parti Communiste de la Fédération de Russie. Ce parti est actif sur le territoire de la dite Fédération que nos médias appellent Russie par commodité et représenté au Parlement, le second du Parti communiste Bolchévique de toute l’Union Soviétique (PCBtUS). Le PCBtUS, maintenu après 1991, est présent dans plusieurs anciennes républiques soviétiques et son objectif central est la refondation de l’URSS.
Le spectre est donc toujours là et il favorise une expression publique revigorée des courants fascistes et pronazis qui n’avaient pas disparu de la surface du continent. Cette résurgence a, comme on va le voir, été favorisée par la célébration du 70° anniversaire de la signature du pacte germano-soviétique, aussi appelé pacte MOLOTOV-RIBBENTROP du nom des deux ministres des Affaires étrangères qui l’ont signé à l’époque.
L’histoire de cet accord entre deux régimes dont l’un, mêlant à la haine du communisme un racisme anti-slave virulent, avait annoncé et programmé la destruction de l’autre est un chapitre non clos de l’Histoire contemporaine puisque la lecture erronée et irréelle qui en a été faite en Occident est à l’origine d’une équation fausse claironnée depuis sans discontinuer par tous les chiens de garde de nos bourgeoisies soucieux d’assurer à ceux qui les nourrissent des nuits paisibles : HITLER = STALINE.
La préférence des bourgeoisies anglaise et française pour le nazisme face au socialisme soviétique et leur refus de s’allier à l’URSS pour combattre en commun le nazisme a été solidement établie par l’historienne ANNIE LACROIX RIZ dans ses deux derniers ouvrages auxquels nous renvoyons. (A ceux qui manqueraient de temps à consacrer à la lecture de ces deux ouvrages remarquables nous recommandons l’audition de deux longues interviews d’Annie Lacroix-Riz disponibles sur le Net voir in fine)
La bourgeoise Etasunienne n’était pas en reste puisqu’elle attendait de tirer profit de l’inévitable - puisqu’il était au cœur du programme nazi - affrontement sanglant entre l’URSS et le REICH qui lui permettrait de mettre la main sur un continent ravagé par la guerre tout en laissant ses grandes entreprises continuer à travailler (ESSO, IBM, COCA COLA et autres ) et à gagner beaucoup d’argent dans l’Allemagne nazie.
Pour revenir sur l’équation HITLER= STALINE nous publions une nouvelle traduction d’un texte de 1956 publié par un groupe communiste étasunien aujourd’hui disparu - TURNING POINT - relatif au XX° Congrès du PCUS et au fameux « rapport Khrouchtchev » qu’il faut considérer comme un des actes fondateurs de la diabolisation de STALINE.
(Texte intégral du rapport KHROUCHTCHEV
http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMDictionnaire?iddictionnaire=1412)
Une traduction de ce texte était disponible sur le site www.contre-informations.org mais comportait des lacunes qui rendaient certains passages incompréhensibles et quelques contresens. Ce texte est intéressant puisqu’il met en lumière le fait que l’assassinat politique posthume de Staline a en fait été initié à l’intérieur même du Parti Communiste Soviétique et qu’il a donné une assise « de gauche » à la LEGENDE NOIRE du Stalinisme. Nous empruntons cette expression de LEGENDE NOIRE à l’historien Italien DOMENICO LOSURDO qui a publié sous ce titre un livre important sur la présentation de Staline par l’Occident dont la traduction française sera publiée prochainement.
Pour Les bourgeoisies occidentales le « rapport Khrouchtchev » a été pain béni puisqu’il a permis de détruire l’espoir populaire dans le socialisme et a miné les PC occidentaux. Ce tournant pris, il ne restait plus qu’à enfoncer le clou , qu’à laisser progressivement « Billancourt désespérer », qu’à laisser l’URSS « coexister pacifiquement » et croire que la parité militaire avec l’impérialisme étasunien garantissait son avenir alors qu’elle renonçait peu à peu au combat économique politique et idéologique avec le rival capitaliste.
A l’époque le PC chinois condamna le tournant Kroutchevien et prit ses distances avec le « grand frère ». Il avait compris que Khrouchtchev, après avoir éliminé ses deux rivaux : l’un politiquement : Malenkov, l’autre physiquement : Beria, allait se servir de son rapport pour écarter définitivement du pouvoir tous les éléments du PCUS ayant gardé du respect pour le leader défunt et se référant comme lui au léninisme. Mais cette prise de distance consacrait le schisme soviéto-chinois qui allait diviser durablement le mouvement communiste international.
S’il fallait encore une preuve que « l’Histoire n’est pas finie » comme l’avait rêvé FUKUYAMA après l’implosion de l’URSS, on la trouverait dans une très récente intervention de VLADIMIR POUTINE au sujet du pacte germano-soviétique. Celui-ci, à la veille d’une visite officielle en Pologne, a été obligé de revenir sur le sujet. L’exercice était difficile.
Voici comment il l’a effectué
Poutine fait une concession à son voisin polonais et à la ‘doxa ‘ occidentale en déclarant que le pacte est « immoral ». Mais en même temps il le justifie politiquement et stratégiquement en soulignant que le Pacte de non-agression était une réponse à la capitulation franco-anglaise à Munich et à l’existence pour l’URSS d’un second front en Extrême-Orient qui allait conduire à une attaque militaire de l’URSS par le Japon fasciste.
L’URSS ayant les mains libres à l’Ouest put concentrer ses forces à l’autre extrémité du continent et infligea - bataille de KALHIN GOL 1939 qui faisait rage au moment même de la signature du pacte en Aout 39 - une défaite cuisante à l’allié asiatique des nazis lequel, comme on dit, ne s’y frotta plus. Façon de rappeler qu’un autre pacte qui était lui un pacte d’agression antisoviétique et dont la mémoire n’est guère entretenue sous nos longitudes avait été signé dès 1936 entre le Japon et le Reich.
Toujours prompts à déformer la réalité russe, les médias occidentaux vont évidemment ne retenir que le caractère « immoral » du pacte de non agression soviéto-allemand et passer sous silence d’une part les explications de Poutine sur les raisons politiques de ce pacte, d’autre part que POUTINE a précisé que tous les traités signés dans les années 30 étaient « immoraux » incluant donc dans cette catégorie : MUNICH, le pacte anti Komintern Japon –Allemagne et l’ensemble des engagements de protection pris par les « démocraties occidentales » envers les pays d’Europe centrale et orientale menacés par les nazis et non tenus.
En prononçant cette parole forte « traité immoral », Poutine prend le risque, même s’il rappelle que si la Pologne fut la première victime d’Hitler quelques semaines après la signature du pacte de non-agression elle avait déjà DE FACTO été abandonnée à MUNICH par les démocraties occidentales, d’alimenter le discours néonazi résurgent en Europe de l’Est tout en laissant indifférents ses homologues étrangers peu préoccupés, on s’en doute, de morale en politique. Il montre en même temps son souci de ménager le voisin polonais trop sensible au charme des Etats-Unis dans l’affaire du bouclier anti-missiles, trop complice avec les présidents ukrainien et géorgien l’un et l’autre farouchement antirusses.
Une autre leçon doit être tirée de ces récents évènements : celle de la permanence dans les bourgeoisies occidentales d’un sentiment anti-russe qui s’est évidemment exacerbé quand le socialisme soviétique a proposé au monde un modèle de société opposé au modèle capitaliste et qui a conduit soit en direct - soutien militaire aux Blancs pendant la guerre civile 1917-1922 – soit par fascistes interposés (Japon et Allemagne) a une guerre permanente contre le régime soviétique mise simplement entre parenthèses entre 41 et 1945, mais qui perdure, face à un pouvoir russe qui n’a, loin s’en faut , aucun modèle de société à proposer, mais défend la place stratégique du pays sur l’immense échiquier eurasien face aux appétits étasuniens nourris par la chute de 1991 mais jusqu’à ce jour inassouvis.
COMAGUER
AOUT 2009
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Parti Communiste de la Fédération de Russie
Arrêtez de déformer l’histoire de l’URSS avant la deuxième guerre mondiale. Nous devrions en être fiers.
Il y aura 70 ans le 23 Aout 2009 qu’a été conclu le pacte de non-agression entre l’Union Soviétique et l’Allemagne, connu sous le nom de pacte Molotov-Ribbentrop. Cet accord et les documents qui l’accompagnent sont non seulement encore l’objet de controverses mais sont devenus le prétexte d’une violente attaque de la Russie de la part de tous ceux qui ne sont pas satisfaits des résultats de la seconde guerre mondiale. Diverses structures des pays européens qui dans les faits combattirent aux côtés d’Hitler et participèrent à l’attaque de l’URSS sont en train d’essayer de démontrer que la traité avait un caractère immoral, qu’il poussa Hitler à déclencher la guerre.
Il leur est nécessaire de blanchir leur rôle dans la préparation de la guerre.
Il n’y a rien de surprenant dans le fait que l’Occident, en ignorant le caractère criminel de l’accord de MUNICH avec Hitler conclu un an plus tôt, essaye une nouvelle fois de faire porter la critique sur les autres.
Le problème est que la Russie elle-même a autant de bénis oui oui pro-occidentaux * et de détracteurs aussi disposés à accuser les dirigeants de l’Union Soviétique de tous les péchés mortels y compris celui de la soi-disant collusion avec l’Allemagne nazie, cherchant à utiliser ce cas pour salir le passé soviétique. Cependant il existe un point de vue selon lequel le document est dans tous les cas une falsification
En examinant le traité soviéto-allemand de 1939 on ne devrait pas juger en mettant en avant des idées et des émotions mais du point de vue du contexte historique c’est-à-dire le moment où il fut signé et son rapport avec les intérêts de notre pays.
Le but de la direction soviétique était de retarder la guerre autant que possible pour gagner le temps précieux nécessaire à la préparation à l’inévitable agression de l’Allemagne nazie contre l’Union Soviétique qui visait au démembrement de notre pays et à l’élimination de notre nation. D’un autre côté, les pays occidentaux en interrompant les négociations sur le front unique contre le plan d’expansion d’Hitler, cherchaient à faire s’affronter l’Union Soviétique et l’Allemagne pour se prémunir contre la menace de leur propre invasion par les Nazis, à se poser en arbitre des deux camps opposés et à tirer les marrons du feu.
Par ailleurs les « démocraties occidentales » se sont trouvées au début être des alliés très faibles et peu fiables comme l’ont mis en évidence leur conduite pendant la guerre entre l’Allemagne et la Pologne, leur rapide effondrement en 1939-1940 et leur refus d’ouvrir le second front jusqu’à l’été 1941.
Nombre des actuels voisins de la Russie, y compris la Pologne et les pays baltes qui pratiquent maintenant la désinformation avec ardeur ont eu, dans le passé, le projet de devenir des vassaux de l’Allemagne et de mettre à disposition leur territoire et leurs armées pour l’invasion de l’Union Soviétique. Ces plans aussi ont été contrecarrés. Le résultat des actions habiles de la direction soviétique fut de reporter les frontières soviétiques des centaines de kilomètres vers l’Ouest. Cette décision courageuse et habile favorisa à, de nombreux égards la victoire de l’Union Soviétique dans la guerre contre l’Allemagne nazie.
Le pacte Molotov-Ribbentrop obligea les pays occidentaux à entrer en guerre contre l’Allemagne et, en fin de compte, ne leur laissa d’autre choix que de devenir des alliés de l’URSS ce qui n’était pas leur intention initiale.
Le PCFR remarque qu’à la fin des années 80 en URSS et en particulier au second Congrès des députés du peuple de l’URSS et plus tard dans la Fédération de Russie des positions officielles sur le traité soviéto-allemand de 1939 furent affirmées. Elles étaient motivées par des considérations de marketing, par le souci à courte vue de collaborer avec les partenaires occidentaux et de nuire le plus possible à notre pays lui-même, afin de préparer la vente des positions de notre politique étrangère occupées à la fin des années 80 et au début des années 90
Les protagonistes de ces actions traitresses furent les célèbres YAKOVLEV, SAKHAROV, VOLKOGONOV et autres fossoyeurs de la Russie.
Cependant malgré les cris des occidentaux et des bénis oui oui russes, ce pacte n’était ni d’une nature criminelle ni d’une nature immorale. Il était en accord avec la loi internationale, avec les pratiques de la communauté internationale et celle des puissances occidentales à la même période. Il est temps de revenir à la compréhension des valeurs réelles de la politique étrangère de l’URSS et de la Russie.
Le PCFR appelle la Douma de la Fédération Russe à adopter des positions destinées à corriger des assertions du second Congrès des députés du peuple de l’URSS et à permettre de mettre un terme à toute nouvelle tentative de falsification de notre histoire et de l’histoire mondiale dans cette douloureuse affaire.
L’Union Soviétique est sortie de la deuxième guerre mondiale en vainqueur incontestable. Nous avons sauvé notre peuple et des nations dans toute l’Europe de l’esclavage fasciste et de la destruction physique. Nous avons, grâce à ce dénouement de la guerre gagné le statut de grande puissance mondiale. Le 23 Aout 1939 fut, dans une large mesure, le point de départ de ce succès. Nous n’avons aucune honte à avoir au regard de ces résultats remarquables. Nous devrions en être fiers
Nous devons faire de notre mieux pour rendre à notre pays sa place précédente dans le monde, sa force et sa dignité.
20 Aout 2009
G.A. ZYUGANOV Président du Comité Central du Parti Communiste de la Fédération de Russie
* note de COMAGUER : au nombre des bénis oui oui et des détracteurs on peut citer le think tank pro-occidental basé à Moscou : www.russiaprofile.org. Il fait partie des diverses associations ONG et autres installées sur place après 1991 pour observer, influencer, bref pour s’ingérer dans la politique russe. Il contribue à entretenir une image négative de POUTINE qui n’exprime rien de plus que le désappointement occidental face à un dirigeant simplement nationaliste qui ne fait pas tirer au canon sur le parlement russe comme son prédécesseur le soi-disant « démocrate » ELTSINE adulé à l’Ouest.
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Messieurs les impérialistes, vous ne ferez pas disparaître l’idéologie communiste !
DÉCLARATION DU SECRÉTARIAT DU C.C. DU P.C.B.tUS A PROPOS DE L’ADOPTION, PAR L’ASSEMBLEE PARLEMENTAIRE DE L’O.S.C.E., D’UNE RÉSOLUTION QUI A MIS SUR UN MÊME PIED LE STALINISME ET LE NAZISME
Le 3 juillet 2009, l’Assemblée parlementaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (O.S.C.E.) a adopté la résolution « Réunification de l’Europe divisée : défense des droits de l’homme et des libertés civiques dans la région de l’O.S.C.E. au XXe siècle ». Cette « résolution » « condamne » les « crimes du stalinisme » en mettant sur un même pied le « stalinisme » et le nazisme et exige de la Russie (membre de l’O.S.C.E.) qu’elle renonce aux manifestations à la gloire du passé soviétique et « s’affranchisse des structures » qui « enjolivent cette histoire ».
Cette « résolution » « appelle instamment les États membres de l’O.S.C.E. à ouvrir leurs archives historiques et politiques », « à encourager et soutenir l’activité des O.N.G. qui réalisent un travail civilisateur de recherche scientifique sur les crimes des régimes totalitaires » et beaucoup d’autres choses encore dans le même esprit. (Il s’agit naturellement de la Russie plus spécialement, et non pas des États européens. Nous considérons tout cela comme une incitation à une nouvelle « réécriture » et à la falsification de l’histoire de l’U.R.S.S.)
Cette « résolution », comme cela y est mentionné, a été adoptée en appui à l’« initiative » de l’Union européenne de « déclarer le 23 août — c’est-à-dire le jour de la signature il y a 70 ans du pacte Molotov-Ribbentrop— journée européenne commune du souvenir des victimes du stalinisme et du nazisme au nom de la conservation du souvenir des victimes des déportations et, exécutions massives ».
Tout en mettant sur un même pied, dans un esprit de propagande goebbelsienne, le « stalinisme » et le nazisme, ce qui est politiquement d’une ignorance crasse et d’une profonde absence de logique, les auteurs de cette « résolution » n’ont pas soufflé mot, on ne sait pourquoi, de la nécessité de lutter contre le nationalisme extrémiste juif, ce nazisme moderne, ou sionisme, qui a présent n’a pas renoncé à ses prétentions à la domination mondiale et qui, en sa qualité d’idéologie d’Etat des E-U.A. et d’Israël, commet des horreurs au Proche-Orient, exterminant physiquement la population arabe. En ce qui concerne les É.-U.A., les faits de génocide commis par cet empire du mal dans de nombreuses régions du monde sont plus que suffisants. Tout en mettant en relief dans cette « résolution » le « caractère unique de l’Holocauste » comme étant le plus important (en l’absence de données documentaires quelconques à propos des 6 millions de ses victimes dont il est fait la réclame à présent ; — remarque des auteurs de la présente Déclaration), les auteurs de cette « résolution » ont oublié de dire, on ne sait pourquoi, que c’est précisément le « totalitarisme stalinien » qui a sauvé les Juifs de l’extermination totale par les hitlériens, ayant payé pour cela des millions de vies de Soviétiques sur les fronts de la Seconde Guerre mondiale et à l’arrière.
L’Europe occidentale a également oublié que c’est précisément l’Angleterre, la France et les États-Unis D’Amérique qui ont élevé la bête nazie, qui l’ont lancée vers l’Est, qui ont fait avorter la création du système européen de résistance collective à Hitler. Les monopoles et les banques industriels de ces pays ont pris une part directe au financement et à la renaissance des forces armées du Reich fasciste ; ils ont permis à Hitler, sans qu’il ait à tirer un seul coup de feu, d’accomplir l’Anschluss de l ’Autriche (mars 1938) ; le 29 septembre 1938, les dirigeants de la Grande-Bretagne et de la France — Chamberlain et Daladier (avec l’appui du président des É.-D.A. Roosevelt) — ont, avec Hitler et Mussolini, manigancé l’Accord perfide de Munich qui a offert la Tchécoslovaquie en sacrifice aux rapaces fascistes.
Ce sont précisément les impérialistes de ces pays qui, haïssant le pays du socialisme et après s’être entendus avec les nazis hitlériens, sont les coupables du déclenchement de la sanglante boucherie mondiale. Quant à l’Union soviétique, « régime totalitaire » que l’Europe « condamne » à présent avec tant de hargne, c’est elle qui, sous la direction de I. V. Staline, a écrasé les hitlériens, sacrifiant en cela 25 millions de ses vies (comparez aux 6 millions de l’holocauste) pour sauver les peuples d’Europe de leur réduction à l’état d’esclaves du fascisme et, pour nombre de nations, de leur extermination.
Il vaut la peine de rappeler à l’Europe, qui a perdu la mémoire, que l’Union soviétique staliniste a été créatrice de la Coalition antihitlérienne et fondatrice du Tribunal militaire international de Nuremberg dont le verdict a condamné les crimes du nazisme, ainsi que désigné les auteurs de ces crimes. Quant à la « résolution » de l’O.S.C.E., au fond elle réhabilite le nazisme.
Cette « résolution » de l’O.S.C.E. a été adoptée grâce à la passe que lui ont faite les néo-nazis des pays de la Baltique et de Slovénie qui vivent en toute liberté et en parfaite intelligence dans l’Europe « libre ». L’Europe occidentale, qui « condamne » le nazisme avec tant de hargne, ne voit, lui crevant les yeux, ni les marches provocatrices des SS lituaniens, estoniens et lettons des kommandos de représailles hitlériens qui défilent dans les capitales de ces États ; ni l’héroïsation des criminels nazis au niveau de héros d’État ; ni l’élévation de l’idéologie nazie au rang d’idéologie d’État comme cela a lieu en Ukraine et dans les pays de la Baltique ; ni les « non-citoyens » d’expression russe qui sont privés non seulement de leurs droits politiques, mais également des droits les plus élémentaires de l’homme et sont le tiers de la population des pays de la Baltique ; ni les destructions barbares, par les nazis des pays de la Baltique, de monuments honorant la mémoire des combattants soviétiques qui ont donné leur vie pour libérer ces pays du nazisme, etc., et de nombreux autres actes de renaissance du nazisme dans les pays de la Baltique et, de plus, en Europe même.
La croisade anticommuniste de l’« Europe réunifiée » se renforce partout dans les conditions de la crise mondiale qui s’approfondit toujours plus, rapprochant le krach du système impérialiste. Au début de 2006, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (A.P.C.E.) a adopté la « résolution » 1481 « De la nécessité de la condamnation, par la communauté internationale, des crimes des régimes communistes totalitaires ».
Les impérialistes sentent bien que l’explosion sociale approche et tentent de la retarder par tous les moyens, dont ceux de la calomnie des dirigeants communistes, de l’idéologie communiste elle-même et de la période soviétique de l’histoire. Une campagne déchaînée est en cours pour imposer à la société un anticommunisme militant. Tous les États impérialistes renforcent leurs structures de représailles pour lutter contre leurs propres peuples.
Mais, en dépit de la puissante propagande anticommuniste, l’intérêt de la société pour « Le Capital » de K. Marx s’est accru en Occident. Les idéologues impérialistes sont inquiets de la croissance du prestige de l. V. Staline, malgré le puissant dénigrement de son activité et des remarquables réalisations du peuple soviétique.
L’O.S.C.E. (Organisation pour la sécurité collective en Europe), l’A.P.C.E. (Assemblée permanente du Conseil de l’Europe) et les autres organisations européennes internationales analogues, qui adoptent, avec une persévérance maniaque, toutes sortes de résolutions anticommunistes « terribles », se sont transformées aujourd’hui en un instrument de pression politique sur la Russie dans les intérêts de l’impérialisme américain et européen, exigeant d’elle qu’elle « se repente » pour ses « crimes » imaginaires. Ces organisations, et de plus grassement financées par la Russie( !), se sont depuis déjà longtemps écartées des buts pour lesquels elles avaient été créées. La Russie n’a à se repentir de rien et il serait temps pour elle de sortir de ces organisations devenues odieuses, laissant l’Europe « libre » nettoyer elle-même les écuries d’Augias de son nazisme et de son totalitarisme dans sa propre maison.
A l’honneur de la Grèce, son représentant de concert avec la Fédération de Russie, ont condamné la « résolution » adoptée par l’O.S.C.E., tandis que le représentant de la France l’a assimilé à une « chasse aux sorcières », bien qu’il ait voté « pour ». A Moscou, cette « résolution » a été appelée « nouvelle démarche politique contre la Russie » au seuil de l’anniversaire du début de la Seconde Guerre mondiale. Le vice-dirigeant du Comité de la Douma d’État pour les affaires internationales A. Kozlovski, qui était à la tête de la délégation de la Russie à la session de l’Assemblée parlementaire de l’O.S.C.E., a déclaré que la mise sur un même pied du régime nazi et de l’Union soviétique staliniste, « qui a apporté une contribution décisive à l’écrasement du fascisme, constitue un outrage à l’histoire » (<
Toutes les résolutions et déclarations de l’A.P.C.E., de l’O.S.C.E. et autres organisations de haine qui sont en contradiction avec la marche de l’histoire, avec les faits historiques, et qui servent idéologiquement la classe du capital en train de quitter la scène mondiale, ne sont pas en mesure d’arrêter la marche inexorable de l’histoire vers le communisme. L’humanité balaiera l’impérialisme de la voie de son développement et créera la civilisation communiste qui en finira pour toujours avec "les guerres, l’exploitation et l’oppression et permettra son libre développement à chaque peuple, à chaque personnalité humaine.
N. A. Andreyeva, Secrétaire générale du C.C. du Parti Communiste Bolchévique de toute l’Union Soviétique
LENINGRAD, le 6 juillet 2009.
Cette version française de la déclaration du PCBtUS que nous reproduisons ci-dessus a été établie et diffusée par le mensuel français NOUVELLES d’URSS où l’on peut découvrir que dans la Russie d’aujourd’hui il n’y a pas que des oligarques et des mafieux (NOUVELLES d’URSS est disponible par abonnement : écrire à ASSAMUNSOV 30 rue des Trois Frères 75018 Paris)
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Le Discours Non Secret de Khrouchtchev
(Août 1956)
[Turning Point était la revue de la Communist League, une organisation antirévisionniste fondée juste après la seconde guerre mondiale. Le PC des USA était déjà gangrené depuis longtemps par le révisionnisme de Browder. Turning Point existera jusqu’en 1960.
La traduction, effectuée au Canada, est parfois difficile pour les lecteurs/lectrices en France]
(Note de COMAGUER : ce « chapeau » de présentation du texte de TURNING POINT qui confirme les problèmes posés par la traduction originale est repris ici intégralement)
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Dans notre dernière publication, nous avons présenté L’esquisse d’une analyse du 20ème Congrès du PCUS et nous avons annoncé que dans l’avenir nous en analyserions plus en détail toutes les parties.
Cet article se présente comme une étude plus détaillée de la Partie III de cet exposé : "le Culte de Staline opposé au Rôle de Staline."
Sur la Circulation Efficace du Matériel Secret !
Les 24 et 25 Février 1956, le Congrès de PCUS a tenu une session secrète dont même les représentants des Partis Communistes frères furent exclus.
A cette occasion, Khroutchev(1) a prononcé un discours de 25.000 mots sur le supposé "culte de la personnalité de Staline."
Pourquoi ce discours secret n’est pas un secret ? De plus - pourquoi est-il (même en tenant compte du mariage de Grace Kelly) la nouvelle la moins secrète de notre temps ?
Pourquoi K prend-il autant de peine pour faire circuler ce discours partout après avoir hypocritement averti :
"Nous ne pouvons laisser ces informations circuler hors du parti et particulièrement pas dans la presse. C’est pour cette raison que nous les considérons ici en session fermée du Congrès. Nous devons connaître les limites ; nous ne devons pas donner des munitions à l’ennemi ; nous ne devons pas laver notre linge sale devant leurs yeux ".
Le discours de K devait être un secret rompu, une forme élaborée de calomnie. N’importe quel agent de publicité de Hollywood à bon marché serait d’accord avec le fait que le secret est le meilleur outil de promotion.
Cependant, K a dû évaluer et vérifier la réaction de son auditoire au choc d’une exposition initiale de ce qu’il nomme son "linge sale."
Donc, la session a été fermée pour les buts d’une avant-première théâtrale - avec une différence : les critiques n’étaient pas bienvenus.
À l’avant-première, K pouvait-être certain du plus grand auditoire "clef" dans des circonstances "fermées."
Tandis que les détails "du culte de Staline" pouvaient être divulgués à la discrétion de K, les détails d’opposition ou même de tristesse parmi les délégués pouvaient être assourdis. Une telle acoustique était idéale pour les révélations Khroutcheviennes.
Les premières rumeurs furent d’abord ébruitées (certainement pas par osmose) dans la presse capitaliste du monde. Celles-ci étaient des rumeurs "de haute qualité" – du genre de celles qui s’avèrent être précises. Nous avons toujours remarqué que des rumeurs incertaines ont tendance à venir de sources incertaines. Les rapports répandus du discours secret se sont avérés être d’un Khroutchev fiable, d’une source fiable !
Après la période des fuites, K a considéré opportun de s’avancer à l’étape suivante : celle du "prétendu rapport." "Un texte prétendu" tient compte de la révision, de la clarification, ou de l’amplification en cas de ratés.
Par exemple, les responsables de la circulation du "prétendu rapport" indiquent certains articles manquants (disparus) d’une nature délicate. (2) Il doit être noté dans la compréhension de la technique des « fuites » que même avant la circulation du "prétendu rapport," certains collègues avisés de K, circonvenant d’autres Partis Communistes, ont immédiatement compris les signaux émis et ont commencé à lutter contre le "culte de la personnalité" dans leurs partis.
Quand K a averti :"nous ne devons pas donner des munitions à l’ennemi," il a été hypocrite de deux façons distinctes. D’abord, il donnait délibérément des munitions au capitalisme mondial pour utiliser les forces anti-communistes dans sa campagne anti-Staline. (Cela doit recevoir l’identification historique comme la contribution de K à la tactique du Front Uni.). Ensuite, il favorisait le mensonge selon lequel les Communistes ont peur de l’autocritique ouverte.
Puisque K, pendant son attaque de Staline, se fait hypocritement passer pour sensible à l’observation ennemie, permettons à Staline de lui conseiller :
"Certains disent que l’exposition de ses propres erreurs et l’autocritique sont dangereuses pour le Parti parce qu’ils peuvent être employés par l’ennemi contre le parti du prolétariat.
Lénine a considéré de telles objections comme insignifiantes et entièrement fausses. ("Les fondements du Léninisme")
Alors Staline cite le passage célèbre de Lénine dans "Un Pas En Avant" : "...Les sociaux démocrates russes sont déjà assez endurcis dans la bataille pour ne pas être perturbés par ces piqûres d’épingle et continuer, malgré elles, leur travail d’autocritique et l’exposition impitoyable de leurs propres défauts, lesquels inévitablement seront incontestablement surmontés en même temps que grandit le mouvement du prolétariat."
Bien sûr, si la critique en question est grossière, non seulement elle ne doit pas être discutée ouvertement - elle ne doit pas exister. L’autocritique communiste peut parfois ressembler à des munitions fournies à l’ennemi, mais son haut calibre Marxiste écarte cet usage impropre. Cependant, les munitions de K semblent convenir à l’ennemi.
(Ceux qui ont lu le "New York Times" savent que sans K le document rapetisserait à la taille d’une édition d’un jour férié et créerait la panique dans l’industrie de la pâte à papier.)
Nous ne sommes pas le moins du monde intéressés à prouver que le secret de K n’aurait pas dû s’éventer. Au contraire, il a été conçu pour les fuites ; c’est que K l’a trouvé opportun pour collaborer avec le capitalisme international pour rééduquer le Communisme international le long des lignes Khroutcheviennes.
Ce secret est si ouvert que le New York Times a été contraint à une rare modestie : il a refusé de se réjouir de la revendication d’un document secret capturé.
Dans son n° du 5 Juin, 1956, il a imprimé le "prétendu rapport," avec un en-tête qui suggère sobrement : "Quelques observateurs pensent que Moscou a délibérément mis le Discours dans des Mains Occidentales."
Un éditorial de New York Times a dit avec bonheur "...Un sens de satisfaction doit pénétrer chaque adversaire du communisme ces décennies passées."
Mais, bien que le New York Times soit sobre et heureux, il a quand même été choqué parce que - "c’est une expérience douloureuse de lire ce discours." Nous sommes assurés que le New York Times se remettra rapidement de cette "douloureuse expérience".
Mais combien de temps faudra-t-il au mouvement Communiste pour s’en remettre ?
Le New York Times "conscient des différences de classes" est un peu embarrassé d’apporter des nouvelles au monde capitaliste pour la joie de vivre des dirigeants et la désillusion de l’opprimé ; l’information de K fait un détour derrière les lignes ennemies avant qu’elle n’atteigne le secteur socialiste.
Le Boomerang Éclectique
L’homme est assiégé par des canailles, l’une peut être pire que l’autre.
K n’est pas le type le plus mauvais de canaille : le type le plus mauvais est doux et K est brutal. Sa grossièreté se trouve dans des habitudes éclectiques, un travers commun de l’opportuniste. L’opportuniste éclectique rassemble ses arguments dans des seaux d’ordures mal mélangées.
Donc, son message manque de continuité et de consistance. Il est maladroitement adroit ; il fait avec la main droite ce qu’il défait avec la gauche. La prestesse sans coordination ne permet pas à un éclectique de bien tenir la route. Ce qu’il soutient dans son premier paragraphe, il le sape distraitement dans son dernier. Il ne s’intéresse fiévreusement qu’au point qu’il traite à l’instant présent. Quel poids cela aura-t-il sur le point suivant lui échappe.
Tandis qu’un honnête éclectique est simplement un penseur non entraîné, un malhonnête est un démagogue qui ne fait pas crédit à la mémoire de son auditoire
Une nuit, un croissant de Lune a cherché à impressionner un habitant de la terre de sa lumière mince froide.
Il a soutenu que le Soleil était un projecteur de trop de lumière complètement vain. Cela n’a pas Impressionné l’habitant de la terre - qui a répondu : "et vous qui êtes vous sinon le pâle reflet parasite de cette maigre lumière ? »
A l’évidence, l’habitant de la terre n’était pas poétiquement effrayé par son association momentanée avec la Lune. Il était un aborigène australien avec un tour de main pour la balistique et le sarcasme.
Appréciant la conception du croissant la Lune pour des raisons symboliques et ajoutant quelques modifications légères pour des raisons balistiques, il a construit un missile intéressant qui volerait d’abord autour de sa cible, mais qui, en cas d’échec, reviendrait frapper son lanceur
C’était ainsi un missile avec une conscience, le boomerang, inventé pour perpétuer un argument très pauvre et malhonnête.
Maintenant que nous avons brodé le boomerang comme un blason approprié pour K, laissez-nous disséquer la technique de ce pâle parasite tandis qu’il discrédite Staline pour des réussites dont le rayonnement illumine K l’heure actuelle.
Intox interne
L’attaque de K sur Staline est-elle objective ?
Bien que son attaque soit le produit d’une idéologie opportuniste définie, son contenu n’est pas de la politique ou de l’idéologie - mais du scandale.
Staline est tout à fait célèbre pour beaucoup d’idées et d’analyses. Tout peut-être trouvé dans ses vastes travaux.
N’est ce pas étrange que K. s’écarte timidement loin de cette grande cible, si facilement accessible ! Voici Staline à pleine page ouverte à la merci de K et K ignore cette occasion d’une dissection savante.
Par voie de comparaison, comment Turning Point aborde-t-il K ?
En toute justice vis-à-vis de K, nous lui permettons de s’attaquer lui-même ! - via ses propres travaux ! - bien qu’ils soient maigres !
Nous n’avons aucun besoin d’inventer une éclatante vie sexuelle pour lui et nous n’avons aucun besoin d’inventer ou découvrir des documents présumés - ou des notes même marginales. Le propre mot incriminant de K est assez bon pour nous.
Non seulement K ignore les livres de Staline, mais il les liquide. Idiot ! Hitler, même en travaillant avec acharnement, a échoué à brûler la littérature Communiste. (Sérieusement, nous considérerions la perte d’un mot de K être comme une grande perte historique. Seul "un éditeur" peu consciencieux essaierait de priver l’histoire de principaux matériaux de laboratoire dans l’étude de la fameuse éclipse de 1956.)
L’Encyclopédie Soviétique a sauté pour l’instant le Volume 40 qui inclut le chapitre sur Staline. Staline apparaîtra plus tard, retouché à l’image de K.
Nous sommes confiants que, un jour prochain, ce volume de l’encyclopédie sera une pièce de collection de valeur - et plus que cela, une annexe (une annexe enflammée !) aux œuvres complètes de Staline. (3)
Un mensonge prend moins de mots que sa correction. Considérant que K a déversé 25,000 mots mensongers sur Staline mort, on comprendra que cet article tracera la trajectoire du boomerang seulement par quelques passages représentatifs. Selon K, Staline s’est vu comme "un surhomme possédant des caractéristiques surnaturelles apparentées à celles d’un dieu. Un tel homme sait censément tout, voit tout, pense pour chacun, peut faire tout, est infaillible dans son comportement."
Staline a dit une fois :
"Et précisément afin que nous puissions avancer et améliorer les relations entre les masses et les leaders, nous devons tenir la valve d’autocritique ouverte tout le temps, nous devons permettre aux Soviétiques d’aller vers leurs leaders, critiquer leurs erreurs, pour que les leaders ne puissent pas devenir vaniteux et les masses ne perdent pas contact avec leurs leaders." (Rapport de 1925, p. 35, Vol. XI, des Œuvres complètes)
K, nous supposons, mépriserait ceux-ci comme des mots frivoles et insisterait, comme il l’a fait à la session non secrète : "Il n’a jamais reconnu auprès de quiconque avoir fait quelques erreurs, grandes ou petites..."
Une réponse appropriée à cette accusation apparaît au commencement "des Œuvres complètes de Staline. Dans la "Préface de l’Auteur" du Volume 1, Staline limite son attention à une tâche simple : indiquer ses propres erreurs. Staline ne fait pas, avec une modestie affectée, qu’admettre simplement ses erreurs. Son autocritique est honnête et spécifique.
Il attire minutieusement l’attention du lecteur sur des erreurs spécifiques dans des articles spécifiques. Avec cela, il met en contraste la position correcte de Lénine, trace l’histoire de la correction et admet :
"...à cause de notre formation théorique inadéquate et à cause de notre négligence des questions théoriques, caractéristique de travailleurs dans la pratique, nous n’avions pas étudié la question à fond assez et avions échoué à comprendre sa grande signification."(4)
Et quand Staline a-t-il écrit cela ? À la fin de sa vie. Le boomerang que nous venons de suivre indique que K est une variété sauvage de menteur.
Nous conclurons cet exemple avec un message de K au 19ême Congrès à propos des menteurs : "Celui qui ment ne peut être l’ami de personne, ‘ le proverbe le dit correctement. On doit traîner les trompeurs à la lumière du jour ; nous devons les punir sévèrement et les débarrasser de nos rangs."
Et il a fini son rapport ainsi : "Vive le leader sage de notre Parti et du peuple, l’inspirateur et organisateur de toutes nos victoires, Camarade Staline !"
Plus que tout, K voulait "anti-Léniniser" Staline, mais c’est plutôt difficile. Laissez-nous vous offrir une des plus ridicules tentatives du casse-cou K.
"En même temps Staline a donné les preuves de son manque de respect pour la mémoire de Lénine. Ce n’est pas une coïncidence que, malgré la décision prise, il y a plus de trente ans de construire un Palais des Soviets comme un monument à Vladimir Ilitch, ce Palais n’ait pas été construit, sa construction était toujours remise et finalement on a abandonné le projet."
Quelle preuve "monumentale" nous avons ici ! Staline a construit de simples monuments de papier à Lénine dans toutes ses écrits ; K promet une substance plus solide - la brique sur la brique !
L’histoire du Palais des Soviets est intéressante. Il y a longtemps, quand les photographies de la maquette ont circulé, elles ont éveillé des sentiments mitigés - et même aussi d’horreur. Le Palais devait rivaliser avec les plus grandes et belles structures du monde.
Un honneur douteux ! Il a été dit (et nous le pensons) qu’il allait ressembler à un gâteau d’anniversaire devenu fou, avec une statue de Lénine perchée dangereusement sur le sommet - avec le danger de chute dans le glaçage. Les architectes, incluant des Soviétiques, n’ont pas été d’accord avec ce tour de force. La guerre le met hors de question pendant quelques années parce qu’il aurait consommé trop de matériel. Après la guerre, nous comprenons, l’Union soviétique a pensé mieux qu’à cette compétition irréfléchie avec des monstres étrangers et a abandonné le plan.
De plus en plus, des architectes Soviétiques, incluant ceux qui sont dans les bonnes grâces de K, ont ridiculisé le sur-style ampoulé et la forte envie de gratte-ciel.
C’est un parmi les nombreux cas (la musique, la génétique, la linguistique, etc.) de débat prolongé des Soviétiques sur des questions controversées.
Pour cette raison, le gâteau d’anniversaire a soulevé Staline dans le style de comédien de TV, et a aussi fait boomerang.
On est touché de voir K sanglotant sur un monument retardé. Nous avons pensé qu’il était allergique aux monuments ! Peut-être croit-il au "culte" ?
Peut-être a-t-il confondu le caractère géant du monument avec le caractère piquant de son attaque sur un architecte dont le plan de vie entier a observé les spécifications difficiles de Lénine.
K nous donne l’avantage de sa minutieuse analyse personnelle. Staline, on nous dit, était "maladivement soupçonneux."
Nous ne sommes pas impressionnés par cette révélation de K, mais nous pourrions - avec un petit peu de sagesse rétrospective - dire même à voix basse, que si Staline était soupçonneux il s’avère qu’il avait eu raison.
Par exemple, K n’a pas laissé tomber son masque après les obsèques ? Nous ne pouvons pas condamner Staline même si, selon K, il regarderait une personne (comme K ?) et dirait, "Pourquoi vos yeux sont donc si fuyants aujourd’hui ?" Il y a des gens "fuyants" qui se trahissent parfois un peu par leurs yeux "fuyants". De plus, les gens qui portent des masques ne doivent pas se plaindre de l’attention inévitable dirigée vers leurs yeux !
Nous nous sommes laissés aller à ces considérations parce que nous examinons un portrait de K, mais nous ne l’achèterons pas. Le monde capitaliste a toujours eu le monopole de tels portraits et les Communistes n’ont jamais - avant K - essayé de violer ce monopole.
Comme peintre, K montre peu de rigueur. Lorsqu’il souligne des traits d’égotiste pour prouver la vantardise de Staline "," sa brosse (ou avait-il saisi le couteau de la palette ?) déchire en réalité la toile : "...pour chaque coup de l’ennemi nous répondrons par trois coups."
Quelle basse opinion des gens K a-t-il, pour présenter une telle citation comme un exemple de vanité. Plusieurs fois, Staline, au nom de l’Union soviétique a ainsi averti le monde hostile quand il a commencé à menacer l’Union soviétique. La promesse s’est réalisée.
Peut-être K n’est pas aussi méchant que nous le pensons. Peut-être est-t-il simplement un homme doux qui est vexé par la férocité de Staline au "trois coups."
K, cependant, empêche une approche si prévenante en nous disant : "les fascistes seraient bien avisés de tenir compte du fait que n’importe quelle tentative de faire un raid sur notre garde-manger Ukrainien pour le pain est très apte de donner sa tête au braqueur. Les Ukrainiens eux-mêmes préfèrent le pain blanc et casseront la tête de quiconque collera son museau sale dans notre jardin Soviétique." (Discours à 13ème Congrès, PCUS). (souligné par nous)
En toute honnêteté, nous n’élevons pas une objection contre des propos durs comme K "casser la tête » (quand elle est appliquée aux fascistes), mais nous ne comprenons pas pourquoi préférer une telle expression à celle de Staline moins sensationnelle "trois coups."
Est-ce que c’est parce que K cherche trop durement les péchés de Staline ?
Ces attaques sont toutes clairement personnelles. Il y a d’autres comptes du comportement personnel de Staline à choisir.
L’ex-ambassadeur (Note du traducteur : des Etats-Unis) en Union soviétique Davies a donné là dessus des informations très intéressants et détaillés. Comme son livre répond au mensonge de K sur tant de points, nous signalons au lecteur le supplément de cette publication qui donne quelques extraits des opinions de Davies.
Des Affirmations présentées comme des Faits
Dans son attaque sur Staline, Khroutchev met sur le même pied de simples affirmations (des inventions) et les faits - sans offrir aucune preuve.
C’est de cette façon que K présente l’image du présumé écroulement de Staline pendant la Deuxième Guerre mondiale : "Il serait incorrect d’oublier qu’après le premier désastre sévère et des défaites au front Staline ait pensé que c’était la fin.
Dans un de ces discours à cette époque il a dit : « tout ce que Lénine a créé nous l’avons perdu pour toujours. »
Ne serait-il pas raisonnable d’attendre à ce que K identifie et prouve l’existence d’un tel discours.
Nous supposons que nous ne le trouverons pas dans les Œuvres complètes du Staline. Pour remplir ce vide, TURNING POINT s’amuse de l’idée de pouvoir donner à K le droit d’écrire et d’éditer "les Travaux Rassemblés Non écrits de Staline".
K se réfère à un plénum durant la guerre qu’il dit avoir échoué à tenir :
"Ils [les membres du C.C.] ont attendu deux jours l’ouverture du plénum, mais en vain. Staline n’a pas même voulu rencontrer et parler aux membres du Comité Central. Ce fait montre comment Staline était démoralisé durant les premiers mois de la guerre..." (souligné par nous). Si cette affirmation (du régime cellulaire imposé par Staline lui-même) était un fait, cela prouverait la bureaucratie, pas la démoralisation. Nous soulignons ce point de logique seulement pour rappeler au lecteur l’utilisation sans rigueur de K d’un fait présumé.
Cependant, puisque "le fait" de K est une révélation nouvelle et surprenante, non soutenue par une preuve, les gens qui réfléchissent peuvent la qualifier de simple affirmation. Nous comprenons que telles distinctions ne dérangent pas les démagogues qui flirtent avec l’apparence d’un fait, mais qui ne s’intéressent pas à son sens.
Étroitement lié au précédent voici un autre échantillon selon lequel Staline – « n’a pas rencontré les ouvriers du parti et donc ne pouvait pas connaître leurs opinions. »
De nouveau, est-ce un fait ou une affirmation ?
L’observation de K nous conduit à penser que parfois deux mensonges valent une vérité. Parfois, deux affirmations scandaleuses nous dirigent vers la vérité. Par exemple, nous avons noté la précédente affirmation de K selon laquelle Staline s’est vu comme "un surhomme qui peut faire tout." Maintenant K expose un Staline "démoralisé".
Nous déduisons donc que Staline a été tout à la fois : trop démoralisé pour gagner la guerre et trop plein d’assurance pour laisser chacun l’aider à la perdre !
Nous déduisons aussi qu’il serait naïf d’avoir confiance en une comptabilité si peu équilibrée des péchés de Staline. K affirme qu’Hitler a surpris Staline sommeillant malgré un avertissement de Churchill. En admettant que l’avertissement soit arrivé (l’Union soviétique a reçu beaucoup d’avertissements à diverses reprises et était en garde contre la provocation), nous nous questionnons sur la fiabilité de Churchill et de ses motifs. K oublie son point et élucide d’une façon très correcte : "Il y avait dans ses propos ses propres buts d’impérialiste - pour conduire l’Allemagne et l’URSS dans une guerre sanglante (maudite) et ainsi renforcer la position de l’Empire Britannique."
Ici nous sommes d’accord avec K. Mais pourquoi, donc, présenter Churchill comme apportant la lumière à Staline ?
Au cas où l’opinion de Churchill ne serait pas suffisante, K, à contretemps, offre des solutions de remplacement : ou bien celle d’un soldat anonyme allemand ou bien celle d’un civil allemand.
K affirme que Staline était un dictateur qui était incapable "de persuasion patiente." Staline croyait en la persuasion patiente et mettait souvent en garde contre le contraire - le cas le plus célèbre est la défense de Trotski.
"Peu de temps après cela, quand le Plénum du Comité Central s’est rencontré et le groupe de Leningrad, ensemble avec Kamenev, exigea l’expulsion immédiate de Trotski du Bureau Politique, nous n’avons pas aussi été d’accord avec cette proposition de l’Opposition, nous avons obtenu une majorité au Comité Central et nous sommes limités à relever Trotski du poste de Commissaire du peuple pour la Guerre.
Nous n’avons pas été d’accord avec Zinoviev et Kamenev, parce que nous savions que cette méthode, la méthode de la saignée - et ils ont exigé du sang - était dangereuse, contagieuse : aujourd’hui vous en expulsez un, demain un autre, après-demain un troisième - qui restera dans le Parti ? ("Rapport Politique du CC. Au 14ème Congrès du C.P.S.U. (B)") - 1925) (c’est nous qui soulignons).
Il n’est pas nécessaire ici de réfuter davantage K par les écrits de Staline.
Être impliqué est tout simplement un point de logique. Les dictateurs ordonnent ; ils ne se disputent pas. Hitler a ordonné ; Mussolini a commandé. Staline a passé une partie de sa vie à discuter les points excellents de plans, de théories et d’idéologies. Ses discours et livres ne sont pas des ordres ou des menaces, ils sont des expositions et de la polémique.
Les bruits de chiottes
Parfois K fait un pas au-delà de l’affirmation arbitraire ; il emploie les bruits de chiottes - parfois même avec des témoins.
Les bruits de chiottes sont justement célèbres dans l’Armée des États-Unis (et nous supposons dans d’autres armées). Leur source est placée dans les chiottes pour des raisons de Poésie et d’exactitude. Dans la promotion d’une rumeur particulièrement incroyable, on pointe « Mike là-bas » * comme preuve parce qu’il était dans les chiottes pendant la première émergence de la rumeur !
(* perplexité du traducteur ; probablement une expression étasunienne populaire pour désigner un lampiste .)
Ainsi fait K. Après certaines révélations il dirait, ainsi il est là assis dans le hall ; il le prouvera.
Laissez-nous illustrer cette farce. K a vu que Staline "avait complètement perdu conscience de la réalité," sa seule source d’information venait des films, que Staline n’a jamais vu les gens, les villes, etc., que même pendant la guerre il "n’a jamais visité aucune section du front...
À part un tour court sur la Chaussée Mozhaisk pendant une situation stabilisée au front."
De plus, " Staline projetait des opérations sur un globe." Et avant que l’on puisse tousser, K indique un Maréchal Bagramyan ici ou un Vasilevsky là-bas comme des témoins. (5)
K élève conteste Staline en gros et en détail et fait une vraie attaque sur le petit doigt de Staline. Il nous informe que Staline avait l’habitude de dire qu’il n’avait qu’à lever le petit doigt pour éliminer un adversaire.
Par exemple, K cite (sans références) : "Je lèverai le petit doigt-et il n’y aura plus de Tito." Selon K Staline lève aussi son petit doigt contre d’autres - Kosior, Postyshev, Chubar, Voznesensky, Kuznetsov, etc.
Dans le chapitre précédant "la Conclusion" dans "l’Histoire Courte du PCUS" Staline dit : "Ces insectes Whiteguard *ont oublié que les maîtres réels du pays Soviétique étaient les Soviétiques et que les Rykovs [déjà réhabilités par Khroutchev], Boukharins, Zinovievs et Kamenevs étaient seulement les employés provisoires de l’état, qu’il pouvait à tout moment balayer de ses bureaux comme tant d’ordures inutiles.
(* Note de Comaguer : Whiteguard désigne la garde blanche c’est-à-dire les troupes contre-révolutionnaires ayant mené avec l’appui de l’étranger la guerre civile contre les bolchéviques)
"Ces laquais méprisables des fascistes oublient que les Soviétiques avaient seulement à lever le doigt et il ne subsisterait aucune trace d’eux." (souligné par nous) Comme de bons Américains, nous pouvons grâce à la télévision être convaincus des miracles de telle ou telle lessive, mais devons-nous gober, quand la foi de Staline dans le pouvoir des Soviétiques, est lessivée en despotisme personnel ? En vérité, un laquais a enlevé "les Soviétiques" du texte de Staline et a inséré le mot "je". C’était un bruit de chiottes sans témoin.
Maintenant, un autre "bruit de chiottes" - avec témoin : Il a dit « l’académicien, Vinogradov, doit être enchaîné, un autre doit être battu. » Le Camarade Ignatiev, ancien Secrétaire d’État était présent à ce congrès comme délégué. Staline lui a dit avec brusquerie, « Si vous n’obtenez pas de confessions des docteurs nous vous raccourcirons d’une tête.’"
Et de nouveau (chanceux pour l’histoire), K, sans témoin, a conservé le conseil de Staline dans tous les cas d’opposition : "...cogner, cogner et de nouveau cogner."
Le lecteur ne pense-t-il pas que, avant d’écrire cette PHRASE dans son discours l’idée soit venue à K qu’il fallait citer quelque source, quelque base pour fonder une accusation aussi incroyable ?
Après tout, cela sonne aussi mauvais que l’observation récente de Boulganine sur le nouveau rapport Soviéto-yougoslave :
"Nous trancherons les mains de quiconque ose essayer de violer l’amitié." (New York Times, 7 Juin, 1956) Si quelqu’un meurt pour croire K, cela le libère de toutes les sortes de responsabilités, le bruit de chiottes est suffisant. En fait, dans un tel cas, le plus évolué des « Bruits de chiottes avec témoins" est inutile. Mais, dans d’autres cas, la technique de K est incriminante en soi.
"La Période Technique"
Gêné au sujet des accomplissements connus de Staline et gêné des contradictions dans son propre discours, K emploie un dispositif que nous appellerons "la période technique."
Quand il lui faut, dans l’embarras, donner crédit à Staline, il dit, oh, c’était la première période ; il a changé dans "la période postérieure". On suppose que cela explique toutes les contradictions dans les accusations de K.
K ne peut pas éviter d’admettre : "On connaît universellement le rôle de Staline dans la préparation et l’exécution de la révolution Socialiste, dans la guerre civile et dans le combat pour la Construction du Socialisme dans notre pays. Chacun sait cela bien."
C’est une déclaration vraie et couvre beaucoup d’histoire.
Si la contribution de Staline est positive dans la préparation de la révolution, dans la fabrication de la révolution, dans la guerre civile et dans la construction du socialisme, nous préférerions aller doucement dans la croyance des grands contes de sa dégénérescence dans "la période postérieure."
Après tout, les Trotskystes, que K défend, ne peuvent pas ainsi être facilement défendus pendant les susdites périodes continues.
Quand cette période glorieuse finit-elle pour Staline ? K nous dit qu’elle finit en 1934.
Cela signifie que "la période postérieure" est vraiment un gros morceau de la vie de Staline - 18 ans. Nous devons affirmer que jusqu’en 1935 Staline a employé "la persuasion patiente" alors que K l’a accusé d’en manquer ? Quand K se réfère au combat idéologique contre les Trotskystes jusqu’à 1934, il admet : "Ici Staline a joué un rôle positif."
Quand K pleure la punition des Trotskystes après 1934, il blâme "l’obstination de Staline," sa "violence administrative, ses répressions massives et la terreur," etc. K est concerné par tous ces gens qui étaient - "condamnés à... annihilation morale et physique... la seule preuve employée... était la confession de l’accusé lui-même... acquise amplement par pressions physiques."
Nous avons déjà échantillonné l’intégrité de K, donc nous ne serons pas surpris ici par un examen d’un Staline présumé sadique.
Les procès Trotskystes étaient ouverts et nous référons de nouveau le lecteur au supplément d’accompagnement. Ce qui nous intrigue le plus ici n’est pas l’image éclatante de Staline, mais, ce qui est plus important, la propre attitude de K - s’il peut s’arrêter de changer assez longtemps pour simuler une attitude.
Le problème est : si les Trotskystes, à part des considérations idéologiques, étaient criminels, K reconnaîtrait-il qu’ils doivent recevoir les pénalités prescrites selon la loi Soviétique ?
Cela mérite une enquête prudente. La dénonciation de K de la punition des Trotskystes en 1935-37-39 repose sur la formule que c’était correct d’employer des méthodes "extraordinaires" pendant le combat, mais, ayant gagné, Staline aurait dû renoncer. K insiste sur le fait qu’après le 17ème Congrès - "...les Trotskystes et les opportunistes de droite ont été politiquement isolés."
K admet qu’il n’y avait aucune répression contre le Trotskystes pendant la période de la dénonciation de leur politique. Il dit ceci : "...quand les adversaires idéologiques du parti ont été depuis longtemps défaits politiquement, alors les répressions contre eux ont commencé." (souligné par nous)
Il y a un facteur jusqu’ici omis - qu’après leur défaite idéologique, les Trotskystes ont cessé d’être une tendance politique et sont devenus une gang de saboteurs antisoviétiques. Si c’était vrai, K retirerait-il ses charges contre Staline ? K admet que :
"Des méthodes extraordinaires devaient être appliquées seulement contre ces gens qui avaient en fait commis des actes criminels contre le système Soviétique."(souligné par nous)
Maintenant nous avançons.
Nous pouvons encore prouver qu’avec même l’aide de patins à roulettes un éclectique peut être suivi. K dit que le Trotskystes étaient les victimes de répression après qu’ils ont été défaits idéologiquement et il dit que ce serait permis seulement s’ils étaient des criminels contre le système Soviétique.
Si seulement nous pourrions faire K comprendre qu’ils étaient des criminels. Au 18ème Congrès du PCUS en 1939, n’était-ce pas Staline qui a fait les références suivantes au sabotage ?
"...agents de services d’espionnage fascistes - les Trotskistes, les Boukhariniens et les nationalistes bourgeois." "Ces monstres, ces réprouvés de la société humaine, sont des gens maudits de l’Ukraine Soviétique." "...des chiens mauvais... des Trotskistes méprisables...toutes les créatures crasseuses que les services d’espionnage étrangers déposent sur le sol Ukrainien...ennemis et traîtres... "Les destructeurs - les Trotskistes, Boukhariniens et les nationalistes bourgeois - ont tout fait pour ruiner la levée des réserves en Ukraine."
Non, ce n’était pas Staline ; c’était K s’expliquant sur des criminels.
Ainsi - K sait que leur répression était permise. Mais, ce qu’un homme sait et ce qu’une canaille refuse d’admettre sont des mondes à part. Un point de bon sens doit être inclus ici. K a appelé Staline tout sauf un imbécile.
Bon !la logique peut survivre même sur des décombres.
Maintenant, si Staline n’était pas un imbécile, pourquoi aurait-il travaillé patiemment pendant plus d’une décennie à exposer l’idéologie des Trotskistes et ensuite, après l’accomplissement de leur isolement politique, commencé la répression ?
Pourquoi ne les a-t-il pas, avec ce que K appelle son "obstination" détruit en premier lieu - la voie facile, la voie "obstinée" ?
Vrai - Mais !
K emploie la technique du "vrai - mais !". Il déplore le traitement injuste des gens innocents.
C’est vrai - on a maltraité des gens innocents. Mais - qui les a maltraités et qui les a exposés à un tel mauvais traitement ?
K ne prouve pas que les innocents mentionnés par lui étaient en fait innocents.
Et son "traitement" de Beria, Bagirov, etc. depuis son ascension au pouvoir le qualifie à peine pour parler fort sur le sujet.) C’était Staline et d’autres, pas K et Compagnie, qui ont exposé la victimisation des gens innocents.
C’était Staline, surtout, qui a rendu dangereux pour des carriéristes sans principes de dresser leurs critiques avec l’étiquette de Trotski.
Nous présentons un cas important
En 1938, au cours de la discussion sur la victoire finale du Socialisme en Union soviétique, un Jeune membre de la Ligue Communiste s’est brulé les doigts à cause de son insistance à dire que tandis que le Socialisme était victorieux en Union soviétique, la victoire finale du Socialisme était possible seulement à l’échelle du monde.
Pour cette position correcte, Ivanov a été récompensé en le qualifiant de Trotskyste (pendant la période même des procès Trotskistes), enlevé du travail de propagande et menacé de l’expulsion de la Ligue.
Ivanov collé par ses convictions - a aussi écrit à Staline.
La réponse de Staline est typique. Il a dit à Ivanov qu’il avait raison, que l’on peut expliquer l’affirmation de ses persécuteurs seulement par son incapacité de comprendre la réalité d’encerclement et leur ignorance des propositions élémentaires du Léninisme, ou par la vantardise vide d’un jeune bureaucrate vaniteux."
Quant à l’assurance du jeune homme, Staline a dit : "quant au fait qu’il apparaît que vous, Camarade Ivanov, avez été enlevé du travail de propagande et que la question a été soulevée de vos aptitudes pour rester dans le comité régional de l’Y.C.L., ’ vous n’avez rien à craindre.
Si les gens dans le comité régional de l’Y.C.L. veulent vraiment imiter le Sergent Prishibeyev de Tchekhov, (6) vous pouvez être sûrs qu’ils perdront dans ce jeu. Prishibeyevs n’est pas aimé dans notre pays." (/Communist International/ de mars 1938.)
Le fauteur de troubles avait raison ; les justes avaient tort. Et le Prishibeyevs a grandi pour détester Staline de plus en plus.
Jusqu’à ce point nous avons observé K fonctionnant sans document. Dans notre point suivant, K essaie quelques présumés documents (dont l il a distribué les copies aux délégués du Congrès).
Fin 1er partie
Source: URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Retour-sur-un-spectre.html
Date de publication : 2009-11-01